« Fils de Japet, ô le plus habile de tous les mortels ! Tu te réjouis d’avoir dérobé le feu divin et trompé ma sagesse, mais ton vol te sera fatal à toi et aux hommes à venir. Pour me venger de ce larcin, je leur enverrai un funeste présent dont ils seront tous charmés au fond de leur âme, chérissant eux-mêmes leur propre fléau. » Une sombre prophétie relatée au VIIIe siècle avant notre ère par le poète grec Hésiode, dans ses deux textes La Théogonie et Les Travaux et les jours, avec une histoire identique : celle de Pandore.
Elle raconte qu’à l’origine les hommes et les dieux vivaient ensemble dans l’innocence, dans une sorte de paradis merveilleux où « tous les biens étaient à eux ». Les hommes présents dès les premiers temps, alors que Cronos, le père de Zeus, règne encore sur le monde, n’ont pas besoin, pour naître, d’un autre sexe que le leur. Cette vie exempte de femmes se déroule dans la béatitude jusqu’à ce que Zeus, devenu souverain, après avoir réparti les honneurs entre les différents dieux de l’Olympe, décide de les séparer des hommes. Il charge un titan, Prométhée, de procéder à ce partage.