Une démonstration et une qualification ! Dimanche 31 août, l’équipe de France féminine de rugby a coché toutes les cases sur la pelouse du Sandy Park d’Exeter, en Angleterre, en s’imposant dans les grandes largeurs contre le Brésil (84-5). Une semaine après leur succès sans éclat contre l’Italie, les joueuses des sélectionneurs Gaëlle Mignot et David Ortiz – qui avaient effectué onze changements au coup d’envoi – ont enchaîné les allers-retours dans l’en-but des Yaras pour s’ouvrir les portes des quarts de finale.

Car un peu plus tôt dans la journée, l’Afrique du Sud avait créé la surprise en venant à bout de l’Italie (29-24) dans l’autre match du groupe D. Résultat, les Springboks comme les Bleues sont déjà assurées d’être qualifiées pour les phases finales avant même leur duel, dimanche 7 septembre. Un affrontement qui aura son importance, puisque l’équipe perdante devra probablement affronter la Nouvelle-Zélande, tenante du titre, en quarts de finale.

Avant de penser à la suite, la capitaine Marine Ménager et ses coéquipières pourront déjà s’arrêter sur leur performance face au Brésil. Un match maîtrisé de bout en bout, contrairement à celui face à l’Italie, durant lequel les supporteurs avaient dû attendre près d’une demi-heure pour voir enfin un essai. Cette fois, les Tricolores n’ont pas traîné. Dès la 5e minute, l’arrière Emilie Boulard allait déjà aplatir une première fois, imitée deux minutes plus tard par la troisième ligne centre Marie Morland, puis par la demi de mêlée Pauline Bourdon Sansus, de retour de suspension.

Le quart d’heure de jeu n’était pas dépassé, que l’écart était déjà fait face à des Brésiliennes qui découvrent le Mondial de rugby à l’occasion de cette édition 2025. Ensuite, la consigne était claire : « Scorer dès que l’on peut, mettre au fond toutes nos possibilités de marquer », réclamait Gaëlle Mignot avant la rencontre. Le tout, en veillant à ne pas tomber dans l’individualisme. « Il faudra rester collectif parce que, sur ce genre de rencontre, où ça paraît trop facile, on peut vite vouloir se montrer pour gagner sa place pour le prochain match et sortir des schémas de jeu », prévenait l’ancienne internationale Marie Sempéré, consultante pour TF1.

Autant de consignes respectées à la lettre. Au cœur du festival offensif, dix Françaises se sont partagé les 14 essais inscrits. Mais l’événement de la rencontre a peut-être eu lieu dans le camp adverse, quand la Brésilienne Bianca Silva a pris le ballon et un intervalle au milieu du terrain à la 65e minute de jeu. Après une longue course, l’arrière est parvenue jusqu’à l’en-but pour inscrire le premier essai de l’histoire des Yaras dans la compétition, sous les acclamations du public.

Un essai anecdotique pour les Bleues, qui, sûrement désireuses de garder de l’énergie pour la suite, ont limité les offensives de grande ampleur en fin de match. Cerise sur le gâteau, le staff tricolore peut également se satisfaire de n’avoir vu aucune de leurs joueuses être victime d’une blessure au cours de la rencontre et dispose de toutes leurs forces vives pour la suite de la compétition – à l’exception de la troisième ligne Teani Feleu, touchée au pied gauche face à l’Italie.

Recomendar A Un Amigo
  • gplus
  • pinterest
Commentarios
No hay comentarios por el momento

Tu comentario