Genzo le corbeau se cache au fond d’un cimetière. Il arbore un large chapeau de paille qui dissimule ses yeux et toise longuement Atsu, la guerrière en quête de vengeance que nous incarnons dans Ghost of Yotei, disponible le 2 octobre sur PlayStation 5 (PS5).
Pendant plusieurs secondes, personne ne bouge, la main sur le manche de son katana. Le vent balaye la clairière herbeuse mouchetée de fleurs bleues. Au loin veille le mont Yotei, point de repère de la province d’Ezo (l’actuelle île de Hokkaido, au Japon). Au premier geste, notre lame fuse. Le duel commence.
Dans ce jeu en monde ouvert, qui se déroule au XVIIe siècle, comme dans son prédécesseur Ghost of Tsushima (2020), le silence précède la violence. C’est une grammaire du combat qui privilégie l’attente pour faire monter la tension avant de libérer l’action. « Les ennemis ne se contentent pas d’attaquer sans cesse. Le joueur non plus. Au contraire, il y a régulièrement des moments de répit dans l’action, des espaces où l’on peut respirer, observer autour de soi. Cela donne du rythme aux affrontements », résume pour Le Monde Nate Fox, coréalisateur.