Au pied de la tour Marina 23, dans un quartier huppé de Dubaï, des éclats de verre jonchent le sol sur des dizaines de mètres, samedi 7 mars dans la soirée. Cerné par des véhicules de police, le gratte-ciel résidentiel de 90 étages vient d’être percuté par les débris d’un drone iranien intercepté. Non loin, un autre de ces débris tombé sur un véhicule, a provoqué la mort de son conducteur. Quelques heures plus tôt, l’aéroport de la ville, le deuxième plus important au monde, subissait également une attaque, entraînant la suspension temporaire des vols de rapatriement de milliers de touristes. Dans une rare allocution télévisée, Mohammed Ben Zayed Al Nahyane, président des Emirats arabes unis (EAU), est intervenu le soir même : « Nous sommes en situation guerre », a-t-il déclaré, tout en saluant le travail accompli par la défense aérienne pour éviter le pire. Le lendemain, dimanche, les sirènes d’alerte retentissaient de nouveau.

Depuis le 28 février, date du début de l’opération militaire des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran, plus de 230 missiles balistiques, une dizaine de missiles de croisière et plus de 1 400 drones Shahed iraniens ont visé en représailles les Emirats ; la plupart ont été interceptés avant d’atteindre leurs cibles. La bataille du ciel qui fait rage reste, pour l’heure, à l’avantage des EAU, mais une question ne cesse de tarauder les Emirats : pourquoi ce pays du Golfe est-il davantage touché par les frappes iraniennes que toutes les autres monarchies voisines et même deux fois plus qu’Israël s’agissant des drones ?

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