Il faut être vu, se faire entendre, davantage encore que toutes les autres fois. La foule déploie par-dessus les têtes une immense banderole où l’on peut lire : « C’est maintenant ou jamais ». Des milliers de mains brandissent des téléphones, flashs allumés. Samedi 4 octobre, l’affluence était considérable ? 200 000 personnes selon les organisateurs ? sur la place des Otages, à Tel-Aviv. La perspective d’une prochaine libération des 40 derniers captifs encore détenus par le Hamas dans la bande de Gaza ? la moitié d’entre eux seraient présumés vivants ? galvanise l’espoir. Peut-être dans soixante-douze heures, a dit Donald Trump, alors que l’ouverture de négociations indirectes, sous l’égide américaine, est annoncée pour dimanche, au Caire.
« On ne veut pas discuter d’une échéance, on veut juste être certain que cela va avoir lieu, mais on a confiance en Trump », confie Daniel Lifshitz, 37 ans, petit-fils d’Oded Lifshitz, fondateur du kibboutz Nir Oz, mort en détention, et de Yosheved, libérée dix-sept jours après l’attaque terroriste du 7 octobre 2023. Jamais la délivrance n’a paru aussi proche depuis que le Hamas a fait savoir qu’il donnait son accord pour la libération des otages, dans le cadre du plan proposé par le président américain.