En ces lieux, « il y a plus d’un siècle », se tenait l’école normale d’instituteurs de Moulins-sur-Allier. Mickaël Bellec convoque le passé avec une certaine fierté, lui qui a pris la relève en tant que directeur délégué de l’institut national supérieur du professorat et de l’éducation (Inspé) Clermont-Auvergne. La formation au métier d’enseignant est l’une des rares offres d’enseignement supérieur dans cette ville de 20 000 habitants, dans le nord de l’Auvergne.

Dans l’académie, le site de Moulins se distingue de ceux de Chamalières (Puy-de-Dôme), d’Aurillac et du Puy-en-Velay : il est le seul à proposer un parcours préparatoire au professorat des écoles, le « PPPE », dont la formation se déroule en partie dans un lycée et en partie à l’Inspé, assurée par une équipe mixte de formateurs issus de l’enseignement secondaire et de l’université. Objectif : obtenir une licence pluridisciplinaire, prolongée par un master « métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation » (MEEF) qui amène, deux ans plus tard, au concours de recrutement.

Sauf que cette innovation, lancée en 2022, n’ira pas à son terme. Elle est percutée par la réforme de la formation des enseignants, qui avance de deux ans la date du concours : les étudiants en troisième année du parcours préparatoire devront se jeter à l’eau sans attendre d’avoir obtenu leur diplôme de master, et passer les épreuves dès le printemps 2026.

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