C’est une victoire majeure pour Mark Zuckerberg : le juge fédéral américain James Boasberg a donné raison, mardi 18 novembre, au groupe Meta dans le retentissant procès antitrust qui l’opposait à l’autorité de la concurrence, la FTC, à propos du rachat d’Instagram et de WhatsApp. L’autorité antitrust n’a pas réussi à prouver que Meta était en position dominante et en monopole, a estimé le juge. La maison mère de Facebook n’aura donc pas à vendre Instagram ni WhatsApp, comme le réclamait la FTC.
Dans ce procès qui s’est tenu pendant plusieurs semaines en avril et en mai, la FTC arguait que les rachats d’Instagram (pour 1 milliard de dollars en 2012) et de WhatsApp (pour 22 milliards de dollars en 2014), visaient à éliminer les risques de concurrence face à Facebook et ainsi maintenir un quasi-monopole sur ce marché.
M. Zuckerberg « a écrit en 2008 : “C’est mieux d’acheter que d’être en concurrence” et, fidèle à cette maxime, Facebook a systématiquement traqué les rivaux potentiels et acquis les entreprises qui posaient de sérieuses menaces concurrentielles », avait détaillé la FTC dans son argumentaire. Face aux divers e-mails internes cités par l’accusation, le patron de Meta avait cherché à relativiser leur portée, en assurant qu’il les avait rédigés à des stades préliminaires des processus de rachat.