Son fantôme hante le second mandat de Donald Trump. Mercredi 12 novembre, les démocrates de la commission de supervision à la Chambre des représentants ont rendu public plusieurs e-mails dans lesquels Jeffrey Epstein met en cause Donald Trump. Entre deux piques à l’intention de cet homme dont le corps n’aurait « pas une seule cellule de décence », ce criminel sexuel, retrouvé pendu dans sa cellule en 2019, y laisse entendre que Trump était au courant de ses agissements et aurait même « passé du temps » avec une de ses victimes.
Des révélations qui ont fracturé le camp MAGA (Make America Great Again) et conduit le président républicain à faire volte-face le 16 novembre, se déclarant finalement favorable à la publication de l’intégralité du dossier judiciaire Epstein. Jeudi 20 novembre, Donald Trump a promulgué la loi rendant public le document, après le vote du Congrès.
Il a fallu un certain temps au Monde pour se pencher sur le cas du sulfureux homme d’affaires, devenu l’épine dans le pied des deux présidences Trump. Alors que la presse américaine se fait l’écho depuis 2006 de premières accusations d’agression sexuelles, c’est seulement le 11 mars 2011 que le nom de Jeffrey Epstein apparaît pour la première fois sous la plume de Virginie Malingre, correspondante à Londres.