Je suis inspectrice du travail à Montpellier et je gagne 2 550 euros nets sur douze mois. A 24 ans, c’est mon premier poste et je trouve que c’est un bon salaire ! Inspecteur du travail, c’est un métier mal connu alors que c’est captivant.
Au départ, je voulais faire tout autre chose : être professeure d’espagnol. J’ai passé un bac français-espagnol, puis deux ans de prépa droit-éco à Toulouse et une année de L3 en droit à l’ENS Rennes. J’envisageais de passer l’agrégation en économie-gestion.
C’est par hasard que j’ai découvert le métier d’inspecteur du travail, lors d’un forum des métiers. J’ai commencé à discuter avec une inspectrice du travail et j’ai été captivée par ce qu’elle racontait, le fait qu’ils soient vraiment sur le terrain, en contact direct avec les salariés. J’ai fait un stage d’une semaine dans son service en juin 2020 et ça a vraiment confirmé mon envie.
Après deux ans à l’ENS, je me suis réorientée vers un master 2 en droit du travail et de la protection sociale. J’ai suivi des cours à l’Institut de préparation à l’administration générale, à Rennes, pour me préparer aux oraux du concours d’inspecteur du travail que j’ai réussi en 2023. Ensuite, j’ai suivi dix-huit mois de formation à l’Institut national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle, payée 1 600 euros par mois la première année et 2 300 euros les six mois suivants.