Dans une arrière-cour de la place Bellecour, à Lyon, Vincent Tricou, 63 ans, tablier vert d’eau noué autour de la taille, s’affaire derrière son établi. Sous le faisceau vif de sa lampe de travail, plusieurs baguettes attendent d’être travaillées par le maître archetier de l’atelier Jean-François Daber, fondé en 1981.

Au côté des traditionnels archets en pernambouc, une espèce endémique du Brésil prisée par la profession pour sa qualité acoustique unique, trônent des archets d’un genre nouveau, alliage de palmier et de fils de carbone.

« Depuis 2007, le pernambouc est répertorié comme espèce protégée et on ne peut pas reconstituer les stocks. On s’est dit qu’il fallait trouver une alternative avec d’autres matériaux », raconte l’archetier qui cumule quarante-cinq années d’expérience. Après quinze ans d’essais, encadrés par des spécialistes en matériaux composites, l’atelier est parvenu à créer un modèle hybride dont il vend 300 exemplaires par an.

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