Dimanche 23 novembre, pour le lancement de la campagne des municipales de La France insoumise (LFI), l’ambiance aux Docks de Paris, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), où s’est tenu le rendez-vous, contrastait avec la grisaille francilienne. Près de 2 000 militants s’y sont rassemblés pour découvrir le programme du mouvement et les têtes de liste qui le porteront, dans une mise en scène soignée alternant discours, clips promotionnels et table ronde.
En vue du scrutin des 15 et 22 mars 2026, les « insoumis » se disent prêts à un « déploiement massif », assure le responsable des élections, Paul Vannier, signe de la nouvelle attention portée à l’échelon local. En 2020, LFI s’était investi dans une petite centaine de communes, se limitant à soutenir des listes citoyennes. Cette fois, le mouvement sera présent « dans plus de 500 communes, dont toutes les villes de plus de 100 000 habitants et 85 % des villes de plus de 30 000 », précise le député du Val-d’Oise. Cet investissement, justifié par le rôle stratégique des communes comme fer de lance de la « révolution citoyenne », reflète surtout la volonté des « insoumis » de s’implanter durablement dans les territoires et de devenir « incontournables » aux élections sénatoriales de septembre 2026.