Donald Trump n’aime pas se déjuger dans le choix des hommes. Mais les déplacements de pions sur l’échiquier de son administration donnent une indication des responsables qui le contentent et de ceux qui le satisfont moins. C’est vrai dans le domaine militaire. Le secrétaire à la défense, Pete Hegseth, se consacre essentiellement aux questions identitaires, à la communication pour le public américain. Il ne joue guère un rôle moteur dans les grands dossiers complexes, contrairement à son prédécesseur sous Joe Biden, Lloyd Austin, en première ligne du soutien militaire à l’Ukraine. En revanche, le secrétaire à l’armée, Daniel Driscoll, 39 ans, est en pleine ascension.
Après avoir été aussi nommé directeur par intérim du Bureau pour l’alcool, le tabac, les armes à feu et les explosifs, Daniel Driscoll a été dépêché à Kiev pour participer à l’effort diplomatique américain, rencontrant Volodymyr Zelensky, le 20 novembre. Trois jours plus tard, il était à Genève, aux côtés du secrétaire d’Etat, Marco Rubio, pour engager les discussions avec les Européens et la délégation ukrainienne sur le plan américain. Lundi soir, il arrivait à Abou Dhabi, pour s’entretenir des avancées avec des représentants de la Russie. Une incroyable accélération dans sa carrière.