Dans une loge de France Télévisions, lundi 8 septembre, le primo-romancier Ramsès Kefi, auteur de Quatre jours sans ma mère, accompagné de son éditeur, Philippe Rey, de son agente, Catherine Nabokov, et de son attachée de presse, Claire de Soras, attend ce moment médiatique très convoité : le passage dans « La Grande Librairie », émission diffusée chaque mercredi soir sur France 5.

L’écrivain, âgé de 40 ans, n’est pas du tout fébrile. Tout en grignotant des Snickers, penché sur son portable pour regarder le score d’un match de foot, il confie au « Monde des livres » que, de toute façon, « tout ça, ce n’est que du bonus ». Son roman, qui raconte la disparition d’une mère ayant quitté son mari et son fils, compte parmi les 73 premiers romans publiés à l’automne, sur les 484 titres de la rentrée littéraire 2025.

Pendant trois mois, entre la parution de leurs livres, en août, et les prix littéraires de l’automne, « Le Monde des livres » a suivi trois primo-romanciers : Ramsès Kefi, Daniel Bourrion (Le Pays dont tu as marché la terre, éd. Héloïse d’Ormesson) et Gabrielle de Tournemire (Des enfants uniques, Flammarion). Leurs ouvrages s’inscrivent dans un phénomène éditorial désormais bien identifié en France : l’émergence, chaque automne, de nouvelles voix. Toutefois, la réalité du marché rappelle la difficulté de s’imposer. Selon le magazine professionnel Livres Hebdo, le niveau médian des ventes des premiers romans s’établit à seulement 545 exemplaires au bout de deux mois, ce qui signifie que la moitié de ces livres ne dépasse pas ce seuil symbolique ; seuls 24 titres sur 73 franchissent la barre des 1 000 exemplaires.

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