La chute est brutale, en pleins pourparlers sur le sort de l’Ukraine, bientôt quatre ans après l’invasion à grande échelle déclenchée par la Russie. Andriy Yermak a démissionné, vendredi 28 novembre, de ses fonctions de chef de l’administration présidentielle ukrainienne, après la perquisition de son domicile par les enquêteurs chargés d’élucider un scandale de corruption dans le secteur de l’énergie qui ébranle comme jamais l’administration Zelensky.
Dimanche 23 novembre, ce très proche du chef de l’Etat à la carrure d’armoire à glace dirigeait encore la délégation envoyée à Genève par Volodymyr Zelensky pour amender le plan Trump, dont la première version semblait avoir été dictée par les émissaires du Kremlin. Aux côtés du secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, M. Yermak s’était félicité des « bons progrès » réalisés après des heures de discussion, avec le soutien de représentants européens. La proposition ainsi remodelée prend davantage en compte les intérêts de sécurité de Kiev et des capitales européennes.