L’huître espère bien être à la fête pour les réveillons de Noël et du Nouvel An. Les ostréiculteurs français sont en apnée en attendant le verdict des repas de fin d’année. Tant ce moment est clé pour écouler les bivalves lentement élevés.
« Entre Le 16 et le 31 décembre, nos ventes représentent la moitié, voire deux tiers de notre chiffre d’affaires annuel », estime Laurent Chiron, ostréiculteur et président du Groupement qualité des huîtres Marennes-Oléron. Les précommandes des supermarchés commencent à affluer. Les volumes s’annoncent comparables à ceux de 2024. Et les prix des huîtres ne sont plus sur un plateau. Ils sont quelque peu repartis à la hausse. « Le kilo de fine de claire Marennes Oléron est vendu entre 5,20 euros et 5,30 euros par les producteurs à la distribution, contre 4,80 euros un an plus tôt », affirme M. Chiron. De quoi redonner un peu d’oxygène aux ostréiculteurs.
En effet, depuis deux ans, un vent mauvais a soufflé sur les parcs à huîtres français. Les producteurs, contraints de naviguer entre deux eaux, en sont ressortis essorés. Pourtant, en 2022, les bivalves sortaient du lot avec un prix de 5,90 euros le kilo. C’était sans compter sur la pression de l’inflation qui a poussé les consommateurs à réduire les portions. Plutôt que de mettre dans leur panier deux douzaines de coquillages, ils ont opté pour la moitié. Un moindre appétit qui a commencé à faire glisser les prix.