Des négociations entre la délégation ukrainienne et de hauts responsables américains ont débuté dimanche en Floride pour discuter du plan américain visant à trouver une issue à la guerre avec la Russie.
Les négociateurs ukrainiens, dirigés par Rustem Umerov, et le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, accompagné par l’envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, ainsi que le gendre du président américain, Jared Kushner, ont débuté la réunion. Selon Marco Rubio, l’objectif est de « mettre fin à une guerre d’une manière qui crée un mécanisme et une voie à suivre qui permettra à l’Ukraine d’être indépendante et souveraine ».
L’administration Trump dénie tout penchant prorusse, mais semble peiner à dissiper l’impression d’un gros désordre ayant entouré son plan pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Pour autant, ce plan, dont la version initiale avait semé la panique à Kiev et dans les capitales européennes car jugé très favorable à Moscou, a servi de base à de premières vraies négociations cette semaine pour trouver une issue au conflit déclenché voici près de quatre ans par l’invasion russe. Bloomberg a révélé une conversation téléphonique entre Steve Witkoff et un conseiller de Vladimir Poutine, Iouri Ouchakov, semblant étayer les soupçons que le plan américain pour l’Ukraine était d’inspiration russe.
Par ailleurs, Andriy Yermak a démissionné vendredi de ses fonctions de chef de cabinet du président ukrainien, à la suite de la perquisition de son domicile par les enquêteurs chargés d’élucider un scandale de corruption dans le secteur de l’énergie qui ébranle comme jamais l’administration Zelensky.
Le président ukrainien sera reçu par Emmanuel Macron lundi, à Paris.
La commission des affaires sociales de l’Assemblée a rejeté samedi soir le projet de budget de la Sécurité sociale en nouvelle lecture. Un vote qui ouvre une semaine sous tension pour le gouvernement Lecornu, pressé par le temps et toujours en quête d’une majorité.
Le texte arrivera dans l’Hémicycle mardi, avec pour base de travail la version transmise par les sénateurs. Le vote est prévu le 9 décembre.
Le rejet du texte en commission, samedi, a permis de mesurer le chemin qui reste à parcourir pour aboutir, au cours de cette nouvelle lecture, à un compromis.
Appels au compromis et mises en garde réciproques se succèdent entre le gouvernement Lecornu et le Parti socialiste (PS) autour du budget de la « Sécu ». Lundi midi, Sébastien Lecornu recevra les représentants du PS, dans le cadre des nouvelles concertations voulues par Matignon pour élaborer un compromis.
Airbus, contraint de changer d’urgence un logiciel de commandes vulnérable sur des A320, a rapidement pu intervenir sur des milliers d’avions vendredi et samedi, tandis qu’une centaine d’entre eux devraient rester immobilisés plus longtemps.
« Je veux présenter nos excuses sincères à nos clients, les compagnies aériennes, et aux passagers qui sont actuellement touchés. Mais nous considérons que rien n’est plus important que la sûreté quand les gens empruntent l’un de nos appareils, comme le font des millions d’entre eux tous les jours », a écrit sur LinkedIn le PDG d’Airbus, Guillaume Faury.
Ce rappel a provoqué retards et annulations aux quatre coins du monde, des Philippines à la Colombie, l’A320 étant l’appareil le plus vendu au monde.
Le bilan des inondations catastrophiques qui ont frappé ces derniers jours de vastes territoires d’Indonésie, de Thaïlande, de Malaisie et du Sri Lanka s’est encore alourdi dimanche, avec au moins 940 morts et plusieurs centaines de disparus.
Les autorités de ces pays asiatiques s’activaient pour dégager les routes et les débris et tenter de retrouver des personnes portées disparues après des pluies diluviennes, des crues subites et des glissements de terrain.
En Asie du Sud-Est, l’Indonésie, pays de loin le plus touché, déplore au moins 442 morts tandis que 402 personnes sont toujours portées disparues, selon un dernier bilan de l’agence de gestion des catastrophes.
En Thaïlande, où au moins 162 habitants ont péri dans l’une des pires inondations de la décennie, les autorités continuent de distribuer de l’aide à des dizaines de milliers de sinistrés sans abri et de réparer les dégâts.
En Malaisie, les inondations qui ont submergé de larges zones de l’Etat septentrional de Perlis ont fait deux morts.
En Asie du Sud, le Centre de gestion des catastrophes du Sri Lanka a fait savoir, dimanche, qu’au moins 334 personnes avaient perdu la vie après une semaine de fortes pluies provoquées par le cyclone Ditwah, tandis que 400 autres étaient toujours portées disparues.
Léon XIV est arrivé dimanche au Liban pour porter un message de paix à ce pays éprouvé par une crise endémique et qui sort d’une guerre meurtrière avec Israël. Le Liban est la deuxième étape du premier déplacement international du pape américain, après une visite en Turquie marquée par le dialogue pour l’unité des chrétiens.
Dans des déclarations aux journalistes à bord de l’avion papal, Léon XIV a souligné que sa visite dans ces deux pays « avait un thème particulier (…) un message de paix, de promotion de la paix dans toute la région ». Les principaux dirigeants libanais l’ont accueilli à l’aéroport, avec à leur tête le président de la République, Joseph Aoun, seul chef d’Etat chrétien du monde arabe.
La visite de quarante-huit heures du pape est la première dans ce pays multiconfessionnel de 5,8 millions d’habitants. Le Liban, qui connaît un effondrement économique sans précédent depuis 2019, sort également d’une guerre meurtrière avec Israël. La banlieue sud de Beyrouth avait été visée une semaine plus tôt par une frappe israélienne qui a tué le nouveau chef militaire du Hezbollah.
En dépit du rôle politique important que jouent les chrétiens, ils ont vu leur nombre diminuer ces dernières décennies, notamment en raison de l’émigration des jeunes.
Le Liban a déclaré deux jours fériés pour la visite et d’importantes mesures de sécurité ont été mises en place.
Pour ce déplacement, Léon XIV a adopté un style prudent, ménageant les sensibilités politiques de ses interlocuteurs tout en appelant à l’unité et au respect de la diversité religieuse.