Pour son premier concert à Paris La Defense Arena, samedi 29 novembre, Vald a frappé fort. Le rappeur d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a tout d’abord invité plusieurs poids lourds du hip-hop français puis a réussi à marier à la fois son rap très écrit à la techno assourdissante de ses compères Vladimir Cauchemar et Todiefor.
Pour une fois, le son de l’Arena était réglé de manière que le tout soit audible et clair, ce qui est rarement le cas dans cette salle de 40 000 personnes. Enfin, après deux heures de show, le rappeur annonçait à 23 heures la sortie de son troisième disque en un an, Magnificat, diffusé immédiatement sur les plateformes d’écoute en ligne. Un autre tour de force tant son univers musical y est différent, samplant la voix de Georges Brassens, par exemple, et chantant lui-même sur plusieurs morceaux, comme l’étonnante ballade sur les canaux d’Amsterdam, Blauwburgval. Vald qui prétend aimer le rap quand il est obscur et crapuleux, démontre une nouvelle fois que le sien est lumineux et d’une honnêteté hilarante. Le début de son concert avait pourtant commencé comme un film d’horreur.