Je gagne 2 900 euros par mois pour quarante et une heures de travail hebdomadaire. Les six heures supplémentaires aux 35 heures, c’est ce qui gonfle un peu la paye. Ma journée commence à 6 h 30. Je rejoins mes collègues à l’atelier à 7 h 15. Nous partageons un café, le patron répartit les équipes sur les chantiers, nous chargeons les camionnettes et nous partons pour huit heures sur les toits du Grand Colmar, en Alsace. Qu’il pleuve, qu’il vente ou que le soleil cogne.

Je suis né à Chauny, dans l’Aisne. Ma mère est alors aide-soignante, mon père électricien. Ils sont aujourd’hui retraités. Je suis le cadet d’une fratrie de quatre enfants. Je vais à l’école puis au collège à Tergnier. Je suis un élève attentif, j’aime apprendre. Je navigue toujours autour de 16/20 de moyenne. Hors des murs, avec une bande de potes, on fait du vélo dans les forêts, on pêche, on joue au foot dans le city parc… On est souvent dehors.

Mes parents possèdent une grande maison. Lors de ma quatorzième année, ils décident de refaire la toiture en tuile. Ils engagent un couvreur. L’artisan installe un échafaudage pour ouvrir un accès au toit. Les premiers jours, je monte au premier étage, puis au second. Au fur et à mesure des travaux, je m’improvise stagiaire sur le chantier de la maison. Je monte jusqu’au toit, je porte des outils. Je vois les membres de l’équipe construire des choses de leurs mains. Je trouve cela intéressant. Une fois la toiture terminée, le couvreur dit à mes parents que je serai le bienvenu si je veux faire un stage de découverte de 3e. Et c’est ce qui se passe.

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