Durant deux semaines, du 27 septembre au 9 octobre – et à nouveau mercredi 10 décembre, où quelques centaines de manifestants sont à nouveau sortis dans les rues –, le mouvement « gen Z 212 » (en référence à l’indicatif téléphonique du Maroc, + 212) a fait entendre ses revendications en matière de justice sociale et de lutte contre la corruption jusque sous les fenêtres du Parlement, à Rabat.
L’Assemblée a été mise à contribution dès la mi-octobre pour tenter de calmer la grogne, avec le vote d’un « effort budgétaire » pour 2026 prévoyant 140 milliards de dirhams (13 milliards d’euros) de dépenses supplémentaires consacrées à la santé et à l’éducation. Ces fonds doivent permettre la création de plus de 27 000 postes dans ces deux secteurs.
Trois textes adoptés successivement les 1er et 9 décembre sont censés apporter un début de réponse aux revendications politiques des manifestants. Au plus fort du mouvement, ceux-ci réclamaient la démission du gouvernement et de son premier ministre, Aziz Akhannouch. Ces trois projets de loi doivent encourager les jeunes et les femmes à s’engager en politique, dans un contexte où les canaux de représentation classiques ont été mis à mal.