Un comité de soutien d’une trentaine de personnes accueille les représentants des salariés de Lecas Industries qui ressortent au compte-gouttes du commissariat d’Angoulême, mercredi 17 décembre. Ils viennent d’être auditionnés de longues heures par les agents du service interdépartemental de police judiciaire de Caen, venus de Seine-Maritime pour l’occasion.

Le parquet de Caen a ouvert une enquête préliminaire pour éclaircir les conditions qui ont conduit leur entreprise, une papeterie de Nersac (Charente), filiale du groupe normand Hamelin, à demander sa mise en liquidation de façon précipitée au mois de juin, se déclarant soudainement en cessation de paiements. Et ce alors que, dans le cadre de la prochaine fermeture de la société, un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) suivait son cours, avec cabinet de reclassement, formations et aides à la création d’entreprise.

Du jour au lendemain, tout s’est arrêté pour les 68 salariés licenciés. « Je devais commencer une formation de chauffeur poids lourds, l’organisme m’a appelé la veille pour annuler. Ils n’avaient pas été payés », raconte Emmanuel Terrochaire, 54 ans, dont presque dix comme conducteur offset (imprimeur) chez Lecas. Grégory Imbert, qui a passé trente ans comme plieur sur machine, venait d’obtenir son premier permis de cariste en logistique. « Il n’a finalement pas été validé, car le centre de formation n’avait même pas perçu l’acompte. C’est donc bien que c’était prémédité ! », soupçonne-t-il.

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