Les Etats-Unis ont annoncé, mercredi 31 décembre, avoir mené de nouvelles frappes au cours des dernières quarante-huit heures contre ce que l’administration Trump présente comme des trafiquants de drogue. Au moins huit personnes ont été tuées.
L’armée a encore ciblé deux navires mercredi, a déclaré sur X le Southcom, le commandement américain pour l’Amérique latine et les Caraïbes. « Les services de renseignement ont confirmé que ces navires empruntaient des routes connues pour le trafic de drogue et étaient liés à un tel trafic », a-t-il affirmé. « Au total, cinq narcoterroristes ont été tués au cours de ces opérations », a précisé le Southcom, l’administration Trump assimilant les narcotrafiquants à des terroristes.
Plus tôt mercredi, Washington avait annoncé d’autres frappes menées la veille. Trois personnes à bord d’un navire ont été tuées dans une première frappe alors que celles à bord de deux autres bateaux « ont sauté par-dessus bord et se sont enfuies avant que de nouvelles frappes coulent leurs bateaux », a déclaré sur X le Southcom. Ce dernier n’a pas précisé où cette nouvelle opération avait été menée.
Une centaine de personnes ont été tuées dans les frappes américaines visant des navires dans les Caraïbes et le Pacifique. Avec les dernières frappes, le total des morts annoncées s’élève à 115.
Le Southcom assure avoir lancé une opération de sauvetage après les frappes menées, une précision rare dans le cadre de cette campagne commencée en septembre.
Donald Trump exerce une forte pression sur le Venezuela depuis des mois, cherchant à pousser au départ le président, Nicolas Maduro, accusé par Washington d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic. Le dirigeant vénézuélien dément l’être et accuse les Etats-Unis de vouloir déstabiliser son pouvoir et s’emparer des réserves de pétrole de son pays.
Lundi, le président américain a affirmé que les Etats-Unis avaient détruit une zone de mise à quai utilisée par des bateaux accusés de participer au narcotrafic au Venezuela, une possible première frappe terrestre depuis le début de cette campagne militaire. La légalité de cette dernière est largement remise en question par les experts.
Le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a notamment exhorté les autorités américaines à enquêter sur la légalité de ces frappes, relevant de « solides indices » d’exécutions « extrajudiciaires ».