Une quarantaine de personnes sont mortes dans l’incendie du bar Le Constellation, à Crans-Montana en Suisse, selon un bilan encore provisoire communiqué par les autorités du canton du Valais, jeudi 1er janvier. Dans le même temps, 115 personnes ont été blessées, la plupart grièvement.
Neuf Français ont été blessés dans cet incendie et huit autres ne sont pas encore localisés, selon un nouveau bilan communiqué jeudi soir par le ministère des affaires étrangères. A ce stade, « on ne peut exclure que des ressortissants français figurent parmi les victimes de l’incendie, dont l’identification est encore en cours », a ajouté le ministère dans un communiqué.
Quelques minutes auparavant, le Quai d’Orsay avait déclaré que six Français avaient été blessés dans cet incendie, faisant une quarantaine de morts et plus d’une centaine de blessés.
Par ailleurs, trois blessés ont été transférés vers des hôpitaux français, à Lyon et à Paris. « Deux sont des patients français et un est de nationalité suisse », a précisé le porte-parole du Quai d’Orsay sur Franceinfo TV.
Au total, « le ministère de la santé a mobilisé 19 lits, 15 lits adultes et quatre lits enfants pédiatriques, pour pouvoir accueillir, si les autorités suisses le souhaitent et en ont besoin, des blessés », a-t-il ajouté. Des transferts de blessés vers des hôpitaux français sont en cours, a précisé le Quai d’Orsay.
L’établissement situé dans la station alpine, d’une capacité d’accueil d’un peu plus de 300 places, a été partiellement détruit par les flammes lors d’un brusque incendie qui s’est déclenché aux alentours de 1 h 30 du matin, alors que des festivités du Nouvel An s’y déroulaient.
Le drame constitue, selon le président de la Confédération, Guy Parmelin, « une des pires tragédies que [le] pays ait connues ». M. Parmelin s’est engagé, lors de la seconde conférence de presse organisée par les responsables suisses, jeudi, en fin de journée, à « tout mettre en œuvre pour que de telles tragédies ne se reproduisent pas ».
La justice écarte à ce stade l’hypothèse d’un attentat, et estime, selon les premières analyses, qu’il n’y a pas eu d’explosion dans le bar mais une déflagration liée à la diffusion très rapide des flammes. L’origine de cet incendie, que plusieurs témoins ont attribué à l’utilisation de bougies sur des bouteilles dans le sous-sol de l’établissement, n’a fait l’objet d’aucun commentaire officiel à ce stade.
Plusieurs dizaines de blessés graves sont encore hospitalisés dans différents centres hospitaliers suisses – une partie d’entre eux étant accueillis dans les pays limitrophes de la Suisse, dont les capacités d’accueil de grands brûlés sont saturées par l’incendie de la nuit dernière.
Les identités comme la nationalité des victimes n’ont pas été précisées par les autorités suisses. « Permettez-nous de continuer notre travail et nous verrons ensuite [comment] répondre à ces questions, [ce] que nous réservons d’abord aux familles », a déclaré à ce sujet Mathias Reynard, le président du Conseil d’Etat du canton du Valais, pendant la conférence de presse.