Sur le divan de Bella Freud, l’habit qui fait le moi

Julianne Moore se souvient d’une expérience « fantastique ». Juergen Teller décrit « un moment hors du temps, suspendu ». Comme l’actrice américaine ou le photographe allemand, ils sont une cinquantaine à s’être rendus dans l’appartement londonien de Bella Freud, à s’être allongés sur son long canapé à bouclettes blanches, sous une reproduction d’un tableau de Francis Bacon, et à répondre aux questions de la Britannique, aux manettes du podcast hebdomadaire « Fashion Neurosis » (« névrose de la mode »).

Depuis le lancement du programme anglophone, en octobre 2024, la liste de ses invités a de quoi faire pâlir n’importe quel programmateur de talk-show : créateurs de mode (Jonathan Anderson, Stefano Pilati), sportif (Eric Cantona), comédiens (Cate Blanchett, Courteney Cox), mannequins (Kate Moss, Alexa Chung), artistes (Marina Abramovi?), musiciens (Nick Cave, Kim Gordon, Lorde), cinéastes (David Cronenberg, John Malkovich), écrivains (Hanif Kureishi, Zadie Smith)… Mi-novembre, la chanteuse pop la plus scrutée du moment, l’Espagnole Rosalía, s’est à son tour installée sur son divan.

Bella Freud, 64 ans, est créatrice de mode, à la tête d’une petite marque proposant des pulls, chemises et costumes inspirés des années 1970. Cet automne, elle signait une collection pour l’institution nationale Marks & Spencer. Si elle n’est pas du même gabarit que ses compatriotes aux manettes de grandes maisons de luxe (Jonathan Anderson chez Dior, Daniel Lee chez Burberry), elle n’en est pas moins un personnage du monde de la mode britannique, proche du vivier créatif londonien des années 1990, apparaissant dans des soirées aux côtés de ses amis, comme Kate Moss, John Malkovich, Nick Cave…

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