Voici une vingtaine d’années que le cinéma de la cité-Etat de Singapour se fait connaître et reconnaître sur le plan international – serait-ce à combustion très lente, eu égard au peu d’encouragement qu’y connaît le cinéma d’auteur. Du pionnier Eric Khoo (Be With Me, 2005) à Yeo Siew Hua (Stranger Eyes, 2025), en passant par Anthony Chen (Ilo Ilo, 2013), ce sont autant de petites perles qui se déposent dans la mémoire cinéphilique. On y ajoutera aujourd’hui le cas de Nelicia Low, qui signe avec En garde son premier long-métrage.

Membre de l’équipe nationale de sabre singapourienne aux Jeux asiatiques de 2010 avant de se former au cinéma à l’université Columbia à New York, la réalisatrice sait un peu de quoi elle parle alors qu’elle consacre aujourd’hui son film à deux frères pratiquant la même arme – redoutable puisqu’elle se pratique de taille et d’estoc – dans un club de Taïwan. Au moment où le film commence Jie s’entraîne, tandis que son frère aîné, Han, purge une peine de prison après que l’un de ses adversaires a trouvé la mort en l’affrontant, transpercé par une attaque dont la violence disproportionnée a brisé la lame de l’arme. L’action – passablement empoisonnée – se noue à l’annonce de sa libération.

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