Dans un communiqué diffusé samedi 3 janvier, quelques heures après que de lourdes explosions ont secoué la capitale du Venezuela, Caracas, le gouvernement de Nicolas Maduro a accusé, dans un communiqué, les Etats-Unis d’avoir bombardé le pays pendant la nuit. Nous traduisons ci-dessous l’intégralité de cette réaction :

« La République bolivarienne du Venezuela rejette, condamne et dénonce devant la communauté internationale la très grave agression militaire perpétrée par l’actuel gouvernement des Etats-Unis d’Amérique contre le territoire et la population vénézuéliens dans les localités civiles et militaires de la ville de Caracas, capitale de la République, et des Etats de Miranda, d’Aragua et de La Guaira. Cet acte constitue une violation flagrante de la Charte des Nations unies, en particulier de ses articles 1 et 2, qui consacrent le respect de la souveraineté, l’égalité juridique des Etats et l’interdiction du recours à la force. Une telle agression menace la paix et la stabilité internationales, en particulier en Amérique latine et dans les Caraïbes, et met gravement en danger la vie de millions de personnes.

L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais, en tentant de briser par la force l’indépendance politique de la nation. Ils n’y parviendront pas. Après plus de deux cents ans d’indépendance, le peuple et son gouvernement légitime restent fermes dans la défense de la souveraineté et du droit inaliénable de décider de leur destin. La tentative d’imposer une guerre coloniale pour détruire la forme républicaine du gouvernement et forcer un “changement de régime”, en accord avec l’oligarchie fasciste, échouera comme toutes les tentatives précédentes.

Depuis 1811, le Venezuela a affronté et vaincu des empires. Lorsque, en 1902, des puissances étrangères ont bombardé nos côtes, le président Cipriano Castro a proclamé : “La plante insolente de l’étranger a profané le sol sacré de la patrie.” Aujourd’hui, avec le moral de Bolivar, Miranda et nos libérateurs, le peuple vénézuélien se soulève à nouveau pour défendre son indépendance face à l’agression impériale.

Le peuple dans la rue.

Le gouvernement bolivarien appelle toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisation et à condamner cette attaque impérialiste. Le peuple vénézuélien et ses forces armées nationales bolivariennes, dans une fusion parfaite entre le peuple, l’armée et la police, sont déployés pour garantir la souveraineté et la paix. Simultanément, la diplomatie bolivarienne de paix portera plainte auprès du Conseil de sécurité de l’ONU, du secrétaire général de cette organisation, de la Celac [Communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes] et du MNOAL [mouvement des non-alignés], exigeant la condamnation et la mise en cause de la responsabilité du gouvernement américain.

Le président Nicolas Maduro a ordonné que tous les plans de défense nationale soient mis en œuvre au moment et dans les circonstances appropriés, dans le strict respect des dispositions de la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela, de la loi organique sur les états d’exception et de la loi organique sur la sécurité de la nation.

A cet égard, le président Nicolas Maduro a signé et ordonné la mise en œuvre du décret déclarant l’état d’urgence sur tout le territoire national, afin de protéger les droits de la population, le bon fonctionnement des institutions républicaines et de passer immédiatement à la lutte armée. Tout le pays doit se mobiliser pour vaincre cette agression impérialiste.

De même, il a ordonné le déploiement immédiat du commandement pour la défense intégrale de la nation et des organes de direction pour la défense intégrale dans tous les Etats et municipalités du pays.

En stricte conformité avec l’article 51 de la Charte des Nations unies, le Venezuela se réserve le droit d’exercer sa légitime défense pour protéger son peuple, son territoire et son indépendance. Nous appelons les peuples et les gouvernements d’Amérique latine, des Caraïbes et du monde entier à se mobiliser dans une solidarité active face à cette agression impérialiste.

Comme l’a souligné le commandant suprême Hugo Chavez Frias, “face à toute nouvelle difficulté, quelle que soit son ampleur, la réponse de tous les patriotes… est l’unité, la lutte, le combat et la victoire”.

Caracas, le 3 janvier 2026. »

Recomendar A Un Amigo
  • gplus
  • pinterest
Commentarios
No hay comentarios por el momento

Tu comentario