Déplacé de force par l’armée israélienne sur la côte d’Al-Mawassi, dans le sud de la bande de Gaza, Saleh Al-Eid, 85 ans, passe ses journées emmitouflé sous des couvertures, dans un abri de fortune composé d’une bâche et de tissus tendus. Le froid et les intempéries qui s’abattent sur l’enclave aggravent la détresse des Gazaouis, dont les tentes sont régulièrement inondées. Saleh Al-Eid vit là depuis un an et demi avec son épouse, ses quatre enfants et ses petits-enfants, comme près de 1 million de personnes déplacées depuis deux ans par la guerre menée par Israël en représailles à l’attaque du Hamas, le 7 octobre 2023.

Cette épreuve l’a ramené des décennies en arrière, et Saleh évoque, comme d’autres personnes âgées, la période de la Nakba (l’exode forcé de 700 000 Palestiniens, lors de la création d’Israël, en 1948). Le vieil homme se souvient de chaque détail de ces événements survenus lorsqu’il avait 7 ans. « A l’époque, les soldats israéliens entouraient une ville, ouvraient un passage et disaient : “Partez ! Partez !” Ils tuaient, oui, ici et là, mais rien à voir avec aujourd’hui. Nous n’avons jamais connu une telle destruction. Nous n’avons plus rien, c’est comme si nous venions de naître », témoigne le grand-père au téléphone. Israël interdit toujours l’accès de la bande de Gaza à la presse étrangère.

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