Un sentiment de « colère », de « honte » et d’incompréhension s’est répandu dans les rues et les commerces de Crans-Montana, mardi 6 janvier, six jours après la tragédie du bar Le Constellation, où un incendie a fait 40 morts et 116 blessés, dans la nuit du mercredi 31 décembre au jeudi 1er janvier. « Dans mon appartement comme dans ma boutique, on vient vérifier mes prises ou ma cheminée tous les deux ans, assure un commerçant qui requiert l’anonymat, comme l’immense majorité des habitants et autres habitués de la station de sports d’hiver valaisanne, en Suisse. Et comment c’est possible ça ? »

« Ça », ce sont les déclarations du président de la commune, Nicolas Féraud, qui a reconnu, au cours d’une conférence de presse, dans la matinée, que les services municipaux de Crans-Montana n’avaient pas diligenté le moindre contrôle de sécurité depuis 2019 au Constellation, alors que la réglementation locale prévoit des visites de vérification annuelles. « Choquée par les non-réponses du maire aux familles », l’employée d’une boutique de la station évoque un « sentiment de révolte qui monte au fil des jours ».

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