Serions-nous plus proches des méduses et des anémones de mer que nous ne le pensions ? Si l’origine de ces êtres gélatineux dépourvus de système nerveux central remonte à bien avant l’émergence des poissons – et donc, a fortiori, des premiers cerveaux complexes –, leurs habitudes de sommeil sont pourtant similaires à celles des êtres humains.

C’est l’étonnante découverte effectuée par une équipe internationale de chercheurs qui, en étudiant l’activité comportementale des méduses et des anémones de mer, a démontré que le sommeil jouait un rôle essentiel de maintenance des cellules nerveuses chez ces animaux. Leurs travaux, publiés dans la revue Nature Communications, mardi 6 janvier, offrent un nouvel éclairage sur l’histoire évolutive du sommeil de ces invertébrés marins.

Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs des équipes de Lior Appelbaum et d’Oren Levy, spécialistes en neurosciences et biologie marine à l’université Bar-Ilan (Israël), ont enfilé palmes, masques et tubas afin d’observer des méduses cassiopées (Cassiopea andromeda) – une espèce qui passe sa vie « à l’envers », l’ombrelle côté fond et les tentacules vers la surface – dans les eaux peu profondes de Key Largo, en Floride.

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