Des frappes israéliennes dans la bande de Gaza ont tué neuf personnes, dont cinq enfants, a affirmé jeudi 8 janvier la défense civile du territoire palestinien. Elles sont mortes dans des bombardements distincts, a déclaré à l’Agence France-Presse Mahmoud Bassal, porte-parole de cette organisation de premier secours opérant sous l’autorité du mouvement islamiste Hamas.
Dans le sud de Gaza, un drone israélien a frappé une tente dans un camp de déplacés, faisant quatre morts, dont trois enfants. Un autre tir a fait une victime près de Khan Younès, affirme la même source. Dans le nord du territoire palestinien, une fillette de 11 ans a été tuée près du camp de Jabaliya, a ajouté M. Bassal, faisant aussi état de la mort d’un adulte dans une frappe sur une école. Deux autres personnes dont un enfant ont été tuées dans d’autres frappes, dont une dans le centre de la bande de Gaza.
Sollicitée par l’AFP, l’armée israélienne a dit « se renseigner » sur les faits rapportés. Plus tôt jeudi, elle avait affirmé dans un communiqué avoir « frappé avec précision » un endroit de la ville de Gaza, en réponse au lancement d’un « projectile ». Le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a déclaré à l’AFP que les frappes « confirmaient le renoncement par l’occupation israélienne de son engagement envers le cessez-le-feu ».
La trêve entre Israël et le Hamas, entrée en vigueur le 10 octobre, demeure précaire, les deux camps s’accusant mutuellement d’en violer les termes, tandis que la situation humanitaire dans le territoire reste critique.
Un total de 425 Palestiniens ont été tués depuis cette date, d’après le ministère de la santé de la bande de Gaza, administrée par le Hamas. L’armée israélienne a pour sa part fait état de trois soldats tués.
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