Elle est arrivée « jetlaguée ». « En mode défoncée », sourit-elle. Depuis la fin de l’été, Nora Hamadi vit en décalage horaire permanent. Il n’est que 16 heures, mais « ressenti 23 » dans son corps. Ces derniers mois, elle carbure sans sommeil ou à peine. La revue de presse qu’elle présente dans la matinale de France Inter depuis le 25 août vaut bien des nuits blanches.

En cet après-midi d’hiver, clément pour la saison, la journaliste a donné rendez-vous à La Maison Bistrot, dans le 10e arrondissement de Paris. Imperméable à la Columbo, cheveux bouclés à la Rebelle, tête haute, Nora Hamadi, 45 ans, est chez elle dans ce vaste espace aux briques apparentes. Esprit new-yorkais chez des Kabyles, propriétaires des lieux. « C’est notre Zidane », s’exclame le patron en l’apercevant de loin. La fierté des siens.

Nora Hamadi prévient d’emblée : « Je dois partir à 19 heures max, je me couche tôt. » Ses journées sont désormais réglées sur le tempo de la matinale : coucher à 21 heures, réveil à 2 heures, sieste dans l’après-midi. On lui propose de commander. Un Coca ? Une mousse ? Ce sera un Coca et une india pale ale, bien ambrée. « Ça ne fait pas très longtemps que j’aime la bière. Moi, je suis vin », précise-t-elle. Vin nature uniquement : elle est allergique aux sulfites. « J’ai toujours une caisse de pinards dans le coffre de ma voiture. Ça m’a sauvé des soirées ! », rigole-t-elle.

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