L’annonce, jeudi 8 janvier, par les forces armées libanaises (FAL), de la fin du désarmement du parti-milice chiite Hezbollah au sud du fleuve Litani, une région qui s’étend jusqu’à 30 kilomètres au nord de la frontière avec Israël, a été saluée par le gouvernement libanais, ainsi que par la France, comme un premier pas vers la restauration de la souveraineté de l’Etat libanais sur l’ensemble de son territoire et de son monopole sur les armes.

Israël, qui menace le Liban d’une nouvelle offensive pour porter un coup décisif au Parti de Dieu, très affaibli durant la guerre à l’automne 2024, a accueilli cette annonce avec réserve. « Le Hezbollah doit être totalement désarmé, a déclaré le bureau du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Les efforts déployés à cette fin par le gouvernement libanais et les Forces armées libanaises constituent un début encourageant, mais ils sont loin d’être suffisants, comme en témoignent les efforts du Hezbollah pour se régénérer. »

Dans le cadre d’un plan de désarmement des groupes non étatiques au Liban, comprenant le Hezbollah et les factions palestiniennes dont le Hamas, avalisé en septembre 2025 par le gouvernement libanais, sous la pression des Etats-Unis, les FAL s’étaient fixé jusqu’à la fin de l’année pour achever cette première phase. Celle-ci est une exigence de l’accord de cessez-le-feu signé en novembre 2024 par le Liban et Israël, qui prévoit que le Hezbollah retire ses forces stationnées au sud du Litani et que ses infrastructures militaires y soient démantelées.

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