« “Refusée”, “refusée”, “refusée” ; je faisais défiler la liste de mes vœux et ce même mot apparaissait presque partout. A 17 ans, on n’est pas préparé à ça… » Anouk (qui ne souhaite pas donner son nom de famille) parle déjà avec un peu de distance du « coup de massue » qu’elle a pris sur la tête, en juin 2025, sur Parcoursup. Elève brillante dans un lycée de la région clermontoise (Puy-de-Dôme), elle avait tout misé sur les concours de Sciences Po Paris et des IEP de province.
« J’avais la chance de savoir ce que je voulais faire, contrairement à certains de mes camarades, se souvient-elle. Alors j’ai préparé ces concours à fond en parallèle du bac, en me disant que ça paierait forcément. » Mais les fortes exigences du concours, ainsi qu’un peu de malchance sur les sujets d’examen tombés le jour J, ont abouti à cet échec. « Le premier de ma vie », dit-elle en souriant. Avant de décrire avec enthousiasme la prépa Sciences Po qu’elle suit aujourd’hui à Toulouse et grâce à laquelle elle compte bien se rattraper lors des admissions 2026.
Si Anouk n’a mis que quelques semaines pour se remettre de sa déconvenue et repartir au combat plus sereine, le rebond après l’échec à un concours peut parfois prendre plus de temps, et emprunter des chemins variés, comme l’ont raconté les dizaines de lecteurs qui ont répondu à l’appel à témoignages sur Lemonde.fr. Qu’ils aient 17, 23, 30 ou 45 ans, que cette défaite personnelle soit toute fraîche ou plus ancienne, ils parlent avec les mêmes mots, presque la même émotion, de ce jour où ils ont appris la nouvelle.