Voici une controversée poupée prépubère incarnant la petite sœur de Barbie (Skipper, 1975-1979, par Mattel), dont les seins poussent si on tourne son bras gauche ; une élégante bouilloire dont la vapeur brûle la main posée sur la poignée au moment de verser l’eau (Hot Bertaa, 1987, de Philippe Starck pour Alessi) ; ou un vélo suédois en plastique, aussi fragile qu’instable (vélo Itera, 1981-1985, de Volvo).

Autant de ratages qui font le succès de l’exposition « Flops ? ! Oser, rater, innover », à voir au Musée des arts et métiers (MuAM) de Paris, jusqu’au 17 mai. « L’exposition n’est pas seulement didactique et amusante, assure Bertrand Cousin, chef du département des expositions et manifestations culturelles du musée. Elle est l’occasion d’interroger la marche du monde. Notre société a tendance à célébrer les réussites de tous ordres et à dévaluer l’échec. Or, il faut souvent savoir échouer pour avancer. »

Juste retour des choses, cette exposition sur 500 mètres carrés remet en lumière une centaine d’objets retirés du marché ou boudés des consommateurs : autant de faux pas industriels présentés dans des cartons ouverts, façon Salon des refusés. Il y a les produits nés dangereux. Trop dangereux, telle cette poupée (Snacktime Kid, 1997) faite pour mâcher des légumes en plastique, mais si on y met doigt ou cheveux, aucun interrupteur ne l’arrête.

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