L’invitation à l’Elysée, le 16 janvier, a été accueillie froidement par les indépendantistes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), opposés à l’accord de Bougival sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie, mais Emmanuel Macron devra également compter avec des remous au sein même du bloc central. « Avec le président de la République, les relations se sont refroidies en juillet, lorsqu’il a proposé un référendum sur l’indépendance-association dans quinze ans. Ça, ça ne passe pas. On n’est plus alignés, contrairement à ce qui se passe avec mon groupe », pose Nicolas Metzdorf, le député affilié à Renaissance, mais qui, à Nouméa, est l’un des chefs de file de la droite radicale.
La ministre des outre-mer, Naïma Moutchou, ne trouve pas non plus grâce à ses yeux, elle qui a annoncé l’abandon de la « consultation anticipée » des Néo-Calédoniens – censée remettre l’accord sur les rails d’un calendrier tenable – sans l’en avertir au préalable. « On en a marre des reniements permanents », s’agace l’élu, qui, tout au long de la semaine, a répété à un public acquis son regret d’un « amour trahi pour la France ».