L’organisation non gouvernementale Iran Human Rights, située en Norvège, a dit avoir confirmé dimanche, depuis le début des manifestations, « la mort d’au moins 192 manifestants », soit plus du double de chiffre de 51 morts donné vendredi. Elle a averti que le bilan pourrait être bien plus élevé vu le peu d’informations filtrant de la situation dans le pays. Le Centre pour les droits de l’homme en Iran, dont le siège est à New York, a dit avoir reçu des « témoignages directs et des rapports crédibles » sur la mort de centaines de manifestants ces derniers jours.
Le mouvement, initialement déclenché à Téhéran le 28 décembre par des commerçants devant la cherté de la vie et la dépréciation de la monnaie, a gagné de nombreuses autres villes et pris de l’ampleur ces derniers jours. Alors que la République islamique fait face à l’un de ses plus grands défis depuis sa proclamation en 1979, le président américain Donald Trump a répété samedi que Washington se tenait « prêt à aider » les manifestants « aspirant à la liberté ».
En cas de frappes américaines, l’Iran ripostera en ciblant des sites militaires et le transport maritime des Etats-Unis, a averti dimanche le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf. Dans un entretien télévisé, le président iranien Massoud Pezeshkiana a déclaré que « le peuple ne devrait pas permettre aux émeutiers de déstabiliser la société. Le peuple devrait avoir confiance en notre volonté d’instaurer la justice ».
Le commandement central des Etats-Unis pour le Moyen-Orient (CentCom), a annoncé, samedi, « en collaboration avec des forces partenaires [sans préciser lesquelles], des frappes à grande échelle contre plusieurs cibles de l’Etat islamique (EI) à travers la Syrie » en représailles à une attaque dans la région de Palmyre, dans le centre de la Syrie, ayant tué deux militaires et un traducteur américains en décembre. La Jordanie a également fait savoir dimanche avoir participé aux frappes.
Les Etats-Unis ont déjà ciblé le groupe djihadiste depuis l’attaque meurtrière du 13 décembre qui a été menée, selon l’armée américaine, par un membre de l’EI, tout comme le Royaume-Uni et la France qui participent à l’opération « Inherent Resolve », qui ont mené conjointement, le 4 janvier, des frappes.
Par ailleurs, les forces syriennes ont évacué plus de 400 combattants kurdes du quartier d’Alep dans lequel ils étaient retranchés, dans le nord de la Syrie, vers la zone autonome kurde, et arrêté 300 autres Kurdes.
L’ancien ministre de l’économie et des finances, Eric Lombard, a appelé, dans un entretien à Libération paru dimanche, le gouvernement à un « changement rapide de méthode » afin d’adopter un budget pour 2026, sans exclure l’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution. « Je considère qu’on se retrouve aujourd’hui dans une situation pire que celle dans laquelle on était après la chute du gouvernement de Michel Barnier ».
L’article 49.3 de la Constitution permet de faire adopter un texte sans vote sauf adoption en retour d’une motion de censure. Il a pour le moment été exclu par le gouvernement dans ses négociations budgétaires avec les partis politiques, notamment le Parti socialiste. Samedi, les députés de la commission des finances ont rejeté le volet « dépenses » du projet de loi de finances. A partir de mardi, le texte sera examiné dans l’hémicycle.
Le président américain a exhorté Cuba à « conclure un accord, avant qu’il ne soit trop tard » sous peine de conséquences non précisées. « Il n’y aura plus ni pétrole ni argent pour Cuba ! Zéro ! », a-t-il écrit dimanche sur sa chaîne Truth Social. Ses menaces surviennent une semaine après que les forces américaines ont enlevé le dirigeant vénézuélien, Nicolas Maduro.
Plus tôt dimanche, Donald Trump avait republié sur Truth Social un message de l’utilisateur Cliff Smith, publié le 8 janvier, qui disait : « Marco Rubio sera président de Cuba », accompagné d’un émoji pleurant de rire. Le président américain a accompagné la publication du commentaire suivant : « Cela me paraît très bien ! »
Grands favoris du tournoi, le Maroc et le Sénégal sont au rendez-vous des demi-finales de la coupe d’Afrique des nations 2025 mais voient se dresser devant eux deux obstacles de taille sur la route de la finale, l’épouvantail nigérian pour le pays hôte et la solide Egypte pour les Lions de la Teranga.