Lors de la pandémie de Covid-19 en 2020, l’Afrique avait fait la douloureuse expérience de ce qu’il en coûte de dépendre de la solidarité internationale. Non que ce fût une totale découverte. Mais alors que chaque pays en était à compter ses morts, l’accaparement des vaccins par les pays industrialisés avait été vécu avec un amer sentiment de relégation.
Ce n’était que la préfiguration d’une autre épreuve qui s’est matérialisée en 2025 avec la brutale suspension de l’aide au développement américaine décidée par Donald Trump, de retour à la Maison Blanche. L’érosion globale de l’assistance internationale observée depuis la guerre en Ukraine s’est alors transformée en un effondrement et l’Afrique s’est trouvée en première ligne. Outre le fait que six des 10 plus importants récipiendaires de l’aide américaine se trouvent sur le continent (Ethiopie, Kenya, Nigeria, Ouganda, République démocratique du Congo – RDC – et Soudan du Sud), le départ du plus riche contributeur n’a épargné personne.