Dans le Cher, l’ancien gendarme qui accumulait les voitures, à moteur ou à pédales

A Noël, Patrick Savigny, 73 ans, s’est fait un petit plaisir : il s’est offert un modèle réduit télécommandé d’Alpine A110 Pikes Peak, un coupé sportif conçu pour les courses de montagne. S’il n’y a pas d’âge pour jouer aux petites voitures, ce retraité de la gendarmerie n’a pas pour autant l’intention de piloter son prototype à échelle 1/10 dans les rues de Trouy (Cher), où il vit.

L’homme est collectionneur, et n’a qu’une passion : la bagnole. Des centaines de miniatures ornent les murs de sa maison, principalement des Ferrari, sa marque fétiche. Dix véritables automobiles sont également parquées entre le sous-sol, le garage et le jardin. Des grosses et des petites. Toutes immatriculées et assurées. Un budget. Un affront aux injonctions écologiques du moment, s’offusqueront certains. « Des voitures plaisir », explique le multipropriétaire.

A chaque véhicule, son usage. Son cabriolet BMW est ainsi utilisé l’été pour les courts déplacements. Pour les voyages plus longs, un 4 × 4 de marque Toyota est privilégié. Un autre, fabriqué par Mitsubishi, a les préférences du conducteur le dimanche matin pour « aller à la chasse ». Une Ford T de 1917, avec roues en bois, fait forte impression aux réunions de famille, de type mariage, à condition de redoubler de vigilance en passant les vitesses : « Comme dans les films de Laurel et Hardy, la marche arrière est aussi rapide que la première » – soit 50 kilomètres/heure (km/h) en vitesse de pointe. Et pour aller chercher son pain à la boulangerie la plus proche ? « Une Renault Laguna roulant au bioéthanol, répond le pape de la soupape. Je m’en sers comme d’un vélo. »

Recomendar A Un Amigo
  • gplus
  • pinterest
Commentarios
No hay comentarios por el momento

Tu comentario