Alain Orsoni ou l'enfer corse

Alain Orsoni au « Grand Journal » ! Quand les téléspectateurs l'ont vu apparaître sur leur petit écran, ils ont d'abord cru, avant qu'on ne donne son nom, qu'Ali Baddou recevait ce 16 novembre un acteur de cinéma. Ils n'avaient pas tout à fait tort. On l'ignore, mais le patron de l'ACA, le club de foot d'Ajaccio, a remporté le prix du « meilleur sosie d'Yves Montand » décerné par les commentateurs d'Eurosport. Il fronce les sourcils, plisse ses yeux brillants, joue des fossettes et de ce chuintement si craquant du « papet » qui charment aussi bien les hommes que les femmes. Mais dès qu'il a été question des « profondeurs noires de la Corse », dixit Jean-Michel Aphatie, de voyous, d'enterrements, d'une nouvelle victime d'un règlement de comptes tombée deux soirs plus tôt à Ajaccio, le public du « Grand Journal » a compris qu'Alain Orsoni était corse et que c'était sa vie qui était un film. Un polar.

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