Tout s’est accéléré ces derniers mois. Des jeunes (et moins jeunes) du monde entier se sont emparés de ChatGPT et d’autres robots conversationnels pour leur confier leur mal-être. La justice est saisie sur plusieurs continents car ils auraient causé des états délirants ou, pire, servi d’assistant dans des suicides. Dernières annonces en date : mercredi 7 janvier, la création par Open AI de « ChatGPT Health ». Selon l’entreprise, les usagers, en connectant leurs dossiers de santé, pourront à partir de fin janvier avoir des réponses « plus personnalisées » du robot sans que ce soit « ni un diagnostic ni un traitement ». Lundi 12 janvier, la société Anthropic a, elle, dévoilé son propre programme, « Claude for Healthcare ».

La profession médicale est bousculée par le recours à ces chatbots, que les utilisateurs soient patients de services psychiatriques ou non. Les Gafam (Google, Amazon, Facebook – devenu Meta –, Apple, Microsoft) affichent, eux, leur volonté d’être des acteurs majeurs de la santé mentale numérique à l’aide de leurs modèles surpuissants d’intelligence artificielle (IA) générative. Leur trésor ? La masse inédite d’informations personnelles dites « multimodales » – voix, langage, mais aussi vitesse de frappe sur le clavier ou même rapidité de déplacement… – qu’ils captent à travers nos téléphones portables ou nos montres connectées.

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