Des messages vocaux, des extraits de vidéos de quelques dizaines de secondes envoyés tant bien que mal vers le monde extérieur… Rares sont les témoignages qui parviennent d’Iran, alors que les autorités ont décidé de réprimer sévèrement les manifestations et que les bilans provisoires font état de centaines, voire de milliers de morts : un bain de sang à huis clos.

Depuis jeudi 8 janvier, à 22 heures, Internet est coupé dans le pays, avec une connectivité non satellitaire représentant moins de 1 % des niveaux habituels, selon les données scrutées par l’organisation NetBlocks, qui surveille et signale les coupures d’Internet et la censure en ligne dans le monde. Pour contourner ce « mur » dressé par les autorités, des Iraniens utilisent le service de connexion par satellite Starlink, fondé par le milliardaire américain Elon Musk.

Il y aurait aujourd’hui autour de 50 000 abonnés à Starlink en Iran, les récepteurs y étant introduits illégalement. A la suite de la « guerre de douze jours » qui a opposé l’Iran à Israël, en juin 2025, le Parlement iranien a adopté une loi interdisant formellement l’utilisation de Starlink et menaçant de lourdes sanctions ceux qui utilisent ou distribuent cette technologie non autorisée. Or, c’est grâce à ces récepteurs que Le Monde a pu recueillir des témoignages à travers le pays au cours des derniers jours.

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