Une simple ligne à l’agenda de Donald Trump, lundi 12 janvier, annonçait un rendez-vous important. Il a eu lieu à huis clos. Discrètement, le président a reçu dans le bureau Ovale l’archevêque Paul Coakley, d’Oklahoma City. Elu en novembre à la tête de la Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis, celui-ci est venu confirmer, en termes diplomatiques, les critiques adressées à l’administration depuis un an par les prélats américains (20 % des Américains se déclarent catholiques). Alors que la droite trumpiste voit croître en son sein l’influence d’un courant catholique identitaire, dans le sillage du vice-président, J. D. Vance, la hiérarchie de l’Eglise est devenue, sur certains sujets, l’une des forces de résistance à l’intérieur du pays, avec une partie des juges fédéraux. Les évêques appellent la Maison Blanche à la morale élémentaire, tandis que les magistrats défendent le droit.

Le 9 janvier, lors d’un discours devant le corps diplomatique au Vatican, le pape américain Léon XIV avait appelé « à respecter la volonté du peuple vénézuélien », après l’enlèvement du président Nicolas Maduro par l’armée américaine. Il avait aussi mis en cause, sans citer Washington, l’avènement de la « diplomatie de la force » et d’une « ferveur guerrière », regrettant l’effacement du droit international et du multilatéralisme. « On ne recherche plus la paix comme un don et un bien désirable en soi (…) mais on la recherche par les armes, comme condition pour affirmer sa propre domination », avait dénoncé le chef de l’Eglise catholique.

Recomendar A Un Amigo
  • gplus
  • pinterest
Commentarios
No hay comentarios por el momento

Tu comentario