Après les déclarations du président américain, Donald Trump, qui souhaite mettre la main sur le Groenland « d’une manière ou d’une autre », comme il l’a encore déclaré dimanche 11 janvier, son secrétaire d’Etat et conseiller à la sécurité nationale, Marco Rubio, doit accueillir, mercredi 14 janvier, à Washington, le chef de la diplomatie danoise, Lars Lokke Rasmussen, et son homologue groenlandaise, Vivian Motzfeldt, pour évoquer le sujet. Cette rencontre – la première organisée à ce niveau politique depuis que M. Trump, à peine réélu à la Maison Blanche, a réitéré sa volonté d’annexer le territoire autonome danois en décembre 2024 – est « décisive », comme l’a rappelé Mette Frederiksen, la première ministre danoise.
« Ce qui est en jeu dépasse ce qui est visible à l’œil nu, a-t-elle déclaré, dimanche, lors d’un débat avec d’autres chefs de partis danois. Si les Américains nous montrent qu’ils tournent le dos à l’alliance occidentale, qu’ils tournent le dos à notre coopération au sein de l’OTAN [Organisation du traité de l’Atlantique Nord] en menaçant un allié, ce que nous n’avons jamais connu auparavant, alors tout s’arrêtera. »