La 34e édition du festival Suresnes Cités Danse s’est ouverte en douceur, vendredi 9 janvier, avec le spectacle Imminentes, de la chorégraphe Jann Gallois. Emportée par six danseuses aussi joueuses que fonceuses, cette pièce tendrement féministe a vaporisé des flux d’émotions positives et bienveillantes sur les 850 spectateurs du Théâtre de Suresnes (Hauts-de-Seine). « C’est une pièce qui fait un bien fou, s’exclame Carolyn Occelli, directrice de la salle suresnoise. Elle met aussi en avant le dénominateur commun des 19 spectacles à l’affiche jusqu’au 8 février, celui de la force du collectif pour affronter ensemble notre époque individualiste. La danse apporte la preuve que l’on peut s’affranchir de nos différences et trouver une compréhension mutuelle. »

S’adoucir d’accord, mais sans mollir. L’énergie qui irrigue non-stop Imminentes pulse à plein régime. Sous l’influence de la lecture de Puissance de la douceur (Payot, 2013), un essai de la psychanalyste et philosophe Anne Dufourmantelle (1964-2017), elle se transforme en permanence comme une rivière qui gonfle soudain puis se rétrécit, bouillonne et se calme, file droit pour mieux se laisser aller à serpenter. Sur le plateau vide, simplement énervé par les circonvolutions de ce ruban humain, elle nourrit des paysages différents. Leurs climats se recouvrent les uns les autres soutenus par la musique électro groovy et percussive de Patrick de Oliveira.

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