Devant un aéroport désert, mercredi 14 janvier tard dans la soirée, un avion de transport militaire danois Hercules C-130 se pose à Nuuk, la capitale du Groenland. Sur la route enneigée qui surplombe la piste, tandis que les occupants de l’appareil sont convoyés dans deux bus vers le Commandement conjoint de l’Arctique, chargé, au sein de la défense danoise, de surveiller la zone autour des îles Féroé et du Groenland, des automobilistes s’arrêtent. « C’est effrayant ce qu’il se passe », murmure une femme. Au même moment, un deuxième Hercules C-130 atterrit 320 kilomètres plus au nord, à Kangerlussuaq. Toutes lumières allumées, le patrouilleur HDMS Knud-Rasmussen de la marine royale danoise, bien visible, stationne au milieu du port de fret de Nuuk.

Conformément aux annonces faites, la veille, par son ministre de la défense, le Danemark a commencé à déployer au Groenland une présence militaire accrue, appelée à se traduire « tant en matière d’avions, de navires que de soldats, y compris ceux des alliés de l’OTAN ». La France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège doivent également dépêcher du personnel militaire dans le cadre de l’exercice danois baptisé « Arctic Endurance », décidé en urgence dans un contexte de fortes tensions avec les Etats-Unis.

Recomendar A Un Amigo
  • gplus
  • pinterest
Commentarios
No hay comentarios por el momento

Tu comentario