« Où vont les hommes, le mal arrive », écrit-elle. Charlotte McConaghy est la romancière de l’effondrement. Celui de la biodiversité et du vivant qui, dans chacun de ses trois romans, accule ses personnages aux confins des possibilités du monde comme de leurs propres limites. Migrations (JC Lattès, 2021) suivait une jeune femme lancée dans la quête éperdue des dernières sternes arctiques. Je pleure encore la beauté du monde (Gaïa, 2023) explorait une tentative de réintroduction des loups en Ecosse, dans le fol espoir de sauver les Highlands. Dans Les Fantômes de Shearwater, elle embarque le lecteur vers une petite île fictive de l’océan Pacifique, quelque part entre la Tasmanie et l’Antarctique, inspirée de l’île Macquarie.

C’est ici, dans le phare, que vivent Dominic Salt et ses trois enfants, Fen, Raff et Orly. Après la mort de son épouse, l’homme s’est exilé dans cet endroit perdu où se dissimule une base abritant une immense réserve de semences, inspirée, elle, du Global Seed Vault situé dans l’archipel du Svalbard. Un trésor susceptible d’aider l’humanité à replanter les végétaux victimes de la catastrophe climatique, et indispensable à sa survie. Seulement voilà : Shearwater est, elle aussi, menacée par l’élévation du niveau de la mer. En outre, les systèmes de communication avec le continent ne fonctionnent plus, et les scientifiques de la base ont tous disparu dans des circonstances troubles. Sans eux, Dominic et sa famille sont donc chargés de préparer, parmi l’immense collection de graines, celles qu’ils pourront sauver et ramener sur le continent lors du prochain passage du navire de ravitaillement.

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