La ministre de la culture et candidate Les Républicains (LR) à la mairie de Paris, Rachida Dati, a annoncé, dimanche 18 janvier, qu’elle quitterait le gouvernement avant les élections municipales, prévues les 15 et 22 mars, sans toutefois donner de date précise.
Rachida Dati était dimanche l’invitée de « Questions politiques », une émission présentée par Alexandra Bensaid avec Brigitte Boucher (France Télévisions) et Françoise Fressoz (Le Monde).
« Bien sûr que je quitterai le gouvernement » avant le scrutin municipal, mais « je ne vais pas vous dire ici quand », a déclaré la ministre, également maire du 7e arrondissement de la capitale. « Il y a certains acteurs culturels qui souhaiteraient que je défende leur budget jusqu’au bout », a ajouté la candidate LR, ministre de la culture depuis janvier 2024.
« Je ne veux pas faire de débat de premier tour, ça n’a pas de sens », a aussi affirmé Rachida Dati, qui se dit « prête à débattre avec les Parisiens » – qu’elle appelle au « vote utile », en sa faveur, dès le premier tour –, mais pas avec ses opposants politiques.
Interrogée sur les dossiers judiciaires la visant, notamment les accusations de corruption, la candidate a répondu avoir signé « un contrat d’avocat que j’ai eu pour Renault-Nissan pour défendre leurs intérêts et les développer ». « Je n’ai pas tapé dans la caisse », a-t-elle dit.
Rachida Dati doit être jugée à Paris pour corruption et trafic d’influence en septembre 2026, soupçonnée d’avoir indûment perçu 900 000 euros entre 2010 et 2012 d’une filiale de l’alliance Renault-Nissan quand Carlos Ghosn en était le PDG et quand elle était eurodéputée. Elle conteste l’ensemble des charges.
L’ex-garde des sceaux de Nicolas Sarkozy fait, par ailleurs, l’objet d’une enquête visant l’éventuelle non-déclaration de bijoux de luxe à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Elle conteste là encore toute irrégularité.