Donald Trump a menacé huit pays européens – dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni – de surtaxes douanières face à leur opposition à ses velléités de s’emparer du Groenland, provoquant l’indignation des Européens qui cherchaient, dimanche 18 janvier, une réponse unie à cette escalade sans précédent. Cette surtaxe, de 10 %, sera effective à partir du 1er février et pourrait s’envoler à 25 % au 1er juin.

Emmanuel Macron demandera « l’activation de l’instrument anticoercition » de l’Union européenne (UE) si ces menaces sont mises à exécution. Cet outil, dont la mise en œuvre requiert la majorité qualifiée des pays de l’UE, permet, entre autres, le gel de l’accès aux marchés publics européens ou le blocage de certains investissements.

Depuis son retour au pouvoir, il y a un an, le président américain parle régulièrement de prendre le contrôle de l’immense territoire autonome danois, invoquant des raisons de sécurité nationale face aux avancées supposées de la Russie et de la Chine en Arctique.

Samedi, des milliers de manifestants se sont rassemblés au Danemark et au Groenland pour dénoncer les ambitions territoriales de Donald Trump.

Malgré les appels de Washington et Paris à cesser son offensive, le président islamiste, Ahmed Al-Charaa, étend son emprise sur de nouveaux pans du pays, après avoir accordé vendredi aux Kurdes des droits nationaux inédits, mais jugés insuffisants par les autorités kurdes. L’armée syrienne a affirmé, dimanche 18 janvier, avoir pris le contrôle d’Al-Tabqa, une localité stratégique du Nord, progressant au prix d’intenses combats contre les forces kurdes, qui jouissaient d’une autonomie de facto depuis plus de dix ans dans la région.

Par ailleurs, les Etats-Unis ont annoncé, samedi, avoir tué Bilal Hasan Al-Jasim, un « chef affilié à Al-Qaida », dans une frappe menée vendredi dans le nord-ouest de la Syrie, en réponse à une attaque ayant tué en décembre 2025 trois Américains à Palmyre. Cette frappe, survenue vendredi, a eu lieu une semaine après des frappes « à grande échelle » menées par les Etats-Unis et des forces partenaires contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI) en Syrie.

Des pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne ont signé, samedi 17 janvier, à Asuncion, au Paraguay, un traité créant l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, après plus de vingt-cinq ans de négociations et malgré les inquiétudes du monde agricole dans de nombreux pays européens.

Ce traité supprime les droits de douane sur plus de 90 % des échanges bilatéraux et favorise les exportations européennes d’automobiles, de machines, de produits chimiques, de vins et de spiritueux. En contrepartie, il facilite l’accès au marché européen pour la viande, le sucre, le riz, le miel ou encore le soja sud-américains.

Le Parti socialiste (PS) ne censurera pas le gouvernement si le financement des « victoires obtenues » avec les dernières annonces de Sébastien Lecornu ne se fait pas « sur le dos des Français », a assuré, samedi 17 janvier, le premier secrétaire du parti, Olivier Faure. Il a aussi posé comme condition « d’avoir la copie [budgétaire] complète » et « qu’il n’y ait pas de flou », pour proposer aux socialistes de ne pas voter la censure.

Le premier ministre a annoncé, vendredi, plusieurs mesures en faveur du pouvoir d’achat, des étudiants et sur le logement, comme le réclamait le PS. Il a notamment promis une augmentation de « 50 euros en moyenne » de la prime d’activité pour « plus de trois millions de ménages » à revenus modestes. Cette dernière mesure coûtera « de l’ordre de 2 milliards d’euros » par an, selon l’entourage du premier ministre.

Plusieurs milliers de personnes ont défilé, samedi 17 janvier, à Paris, à Lyon, à Nantes et à Rennes pour afficher leur solidarité avec le mouvement qui a défié le pouvoir en Iran, à l’appel de collectifs de réfugiés, d’organisations féministes, d’associations de défense des droits humains, de syndicats et de partis de gauche.

L’Iran a été secoué durant près de trois semaines par une vague de manifestations, déclenchées le 28 décembre à Téhéran par des commerçants protestant contre le coût de la vie, avant de prendre de l’ampleur le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique en place depuis 1979. Les autorités ont alors coupé les communications par Internet, une décision visant à cacher « la brutalité » de la répression, selon des groupes de défense des droits humains.

Recomendar A Un Amigo
  • gplus
  • pinterest
Commentarios
No hay comentarios por el momento

Tu comentario