Station balnéaire établie sur la célèbre Costa Blanca espagnole, Benidorm est un lieu de choix pour passer un dimanche de janvier. Mathieu Van der Poel l’a expérimenté à son tour, dimanche 18 janvier. Alors qu’il avait annoncé faire l’impasse sur l’étape espagnole de la Coupe du monde de cyclo-cross, pour prioriser un stage de préparation à la saison sur route avec son équipe, autour de Calp (Espagne), le Néerlandais de la formation Alpecin-Premier Tech s’est finalement autorisé une coupure dans son entraînement foncier pour filer à Benidorm, quelques kilomètres plus au sud. « L’envie de courir était simplement trop grande », a fait valoir son équipe sur les réseaux sociaux. Et celle, sans doute, de réparer une « anomalie » sur les lieux de sa dernière défaite dans les sous-bois, en 2024.

Mais de course, il n’y en a point eu. Comme depuis le début de la saison des labours, le petit-fils de Raymond Poulidor n’a laissé aucune chance à la concurrence, signant à Benidorm sa dixième victoire en autant de courses disputées cet hiver. Et ce à l’issue d’un cavalier seul du cycliste au maillot arc-en-ciel, comme souvent. Sous la pluie, dans la boue, sur la neige ou même sur un circuit sec et roulant comme celui de la Costa Blanca – supposément moins à son avantage –, dès que Mathieu Van der Poel se présente au départ d’une course de cyclo-cross, la question devient de savoir qui prendra la deuxième place.

Bénéficiant d’un gros travail de son jeune équipier Tibor Del Grosso lors du premier tour, « MVDP » a entrevu l’ouverture, et s’y est précipité. « J’ai décidé d’y aller à fond immédiatement, pendant un ou deux tours, en espérant que ceux derrière hésiteraient », a relaté le septuple champion du monde de la discipline, assurant qu’il ne « [s]’attendait pas à être seul aussi longtemps ». Disposant de 30 secondes d’avance après deux des huit tours à boucler, le Néerlandais a géré la fin de sa course, et conforté sa place de leader du championnat général de la Coupe du monde, à deux manches de la fin de la saison.

Avec désormais 21 victoires consécutives en cyclo-cross – où il n’a plus perdu depuis Benidorm en 2024 –, Mathieu Van der Poel continue de redéfinir les contours de son sport. En cyclo-cross, il ne gagne pas, il éparpille. En moyenne, il dispose cette saison de 45 secondes d’avance sur son plus « proche » poursuivant – dimanche, le Belge Thibau Nys, a limité les dégâts, passant la ligne avec 28 secondes de débours.

Et difficile d’imaginer un autre scénario qu’un nouveau sacre aux Mondiaux, le 1er février à Hulst (Pays-Bas). Devant ses supporteurs, l’empereur des sous-bois aura l’occasion de revêtir un huitième maillot arc-en-ciel, et devenir alors le seul détenteur du record de titres mondiaux, qu’il partage actuellement avec le Belge Eric De Vlaeminck. D’ici là, il devrait remporter la Coupe du monde le week-end prochain, soit dès le samedi 23 janvier à Maasmechelen (Belgique), soit le lendemain à domicile, à Hoogerheide (Pays-Bas). Loin du soleil de la Costa Blanca, mais le Néerlandais tout-terrain, comme à son habitude, devrait s’adapter sans peine aux circuits proposés.

Recomendar A Un Amigo
  • gplus
  • pinterest
Commentarios
No hay comentarios por el momento

Tu comentario