Le débat avait été demandé par plusieurs groupes parlementaires après l’enlèvement du président vénézuélien, Nicolas Maduro, et de son épouse, Cilia Flores, par les Etats-Unis, le 3 janvier. Lundi 19 janvier, à l’Assemblée nationale, Jean-Nöel Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, et Catherine Vautrin, son homologue des armées, ont donc défendu la politique étrangère du gouvernement dans une discussion portant sur le rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales, notamment au Venezuela.
Mais si la demande de débat était là il y a encore quelques jours, les députés étaient très fortement absents lundi. Une vingtaine d’entre eux tout au plus ont suivi les échanges, pourtant au cœur d’une actualité débordante, entre l’opération des Etats-Unis en Amérique du Sud, les révoltes en Iran, la guerre en Ukraine et à Gaza ou les velléités de Donald Trump vis-à-vis du Groenland. Il faut dire que ce débat, qui s’est poursuivi dans la soirée au Sénat, n’aboutissait sur aucun vote et n’avait donc aucune valeur contraignante pour le gouvernement. Dans les couloirs du Palais-Bourbon, les quelques députés croisés préféraient parler de l’actualité budgétaire du jour et de l’annonce du premier ministre, Sébastien Lecornu, qui va utiliser l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire passer le projet de loi de finances 2026 sans le vote des parlementaires.