Le premier ministre s’est résolu au 49.3, et le premier secrétaire du Parti socialiste (PS) avec lui. Sébastien Lecornu comme Olivier Faure avaient pourtant fait du renoncement à cet article de la Constitution permettant d’adopter une loi sans vote leur mantra, insistant l’un comme l’autre sur les bienfaits d’un dialogue parlementaire pour pousser chaque groupe parlementaire à un compromis sur le budget. Si la manœuvre a fonctionné pour le projet de loi de financement de la Sécurité sociale en décembre 2025, poussant même les écologistes à s’abstenir sur le texte, elle a vécu sa petite mort dans le cadre du projet de loi de finances.

Faute de majorité sur ce texte, le locataire de Matignon ne disposait que du passage en force, avec deux cordes à son arc : l’article 49 alinéa 3 de la Constitution ou l’article 47, qui autorise le gouvernement à passer le budget par ordonnance et sans consultation du Parlement. Cette deuxième option, poussée par l’Elysée et étudiée de près par Matignon, a provoqué l’ire des socialistes, qui juraient jusque-là faire de la question du véhicule parlementaire un sujet « secondaire », préférant, disaient-ils, se concentrer sur le fond de leurs propositions budgétaires.

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